Figure emblématique de la Mission jésuite de pékin, Joseph-Marie Amiot (1718-1793) contribua à faire connaître la Chine en Europe dans la seconde moitié du 18ème siècle par une abondante correspondance et de nombreux mémoires qui abordèrent des sujets aussi divers que les sciences astronomiques, la médecine et la philosophie. Si l'historiographie récente a surtout retenu l'apport de P. Amiot à l'étude de la musique chinoise et en a fait un des précurseurs de l'ethnomusicologie, on ignore généralement qu'il joua un rôle analogue à l'égard de l'ethnochorégraphie moderne dans la découverte des danses rituelles de cour. La présente publication s'articule autour de l'édition critique et de la reproduction d'une sélection de planches de deux manuscrits inédits datés de 1788 et 1789. Tirés principalement d'un écrit de Zhu Zaiyu (1536-1611) et conçus comme un tout, ces textes constituent un des mémoires les plus volumineux jamais envoyés en Europe par les missionnaires. La recherche des sources du manuscrit entraîne le sinologue d'aujourd'hui dans le dédale de la littérature chinoise relative à la musique, à la poésie et à la danse. Ce mémoire l'invite aussi à replacer l'œuvre d'Amiot dans le contexte d'une époque qui fut marquée par l'intérêt pour la philologie, le retour au passé et l'esprit critique. Un historique de la représentation des danses met par ailleurs en exergue l'originalité de la démarche de Zhu Zaiyu. Enfin, une comparaison entre le texte d'Amiot et les originaux chinois permet de mieux appréhender l'état d'esprit du jésuite qui rendit compte avec scrupule de la mentalité et de l'imaginaire chinois dans la description des chorégraphies.
Avec la participation de : Michel Brix, Michel Hermans, Yves Lenoir (+), Nicolas Standaert, Brigitte Van Wymeersch
L'utilisation de l'image dans les mouvements sociaux du vingtième siècle - Anne Roekens
Un jour dans l'Histoire - La Première - 09/03/2016
Nous sommes le 5 mars 1960. A La Havane. Un million de personnes assistent au cimetière de Colón, à l'un des discours de Fidel Castro. Il s'agit d'honorer les victimes de l'attentat attribué à la CIA contre le cargo français La Coubre qui déchargeait, la veille, des armes achetées par Cuba à la Belgique. Présent ce jour-là, le photographe Alberto Korda. Il prend des photos de l'événement, dont une qu'il offrira à Giangiacomo Feltrinelli, éditeur italien en voyage à La Havane. Sept ans plus tard, le 9 octobre 1967, Ernesto « Che » Guevara est abattu par l'armée bolivienne. Feltrinelli ressort la photo prise par Korda, il en fait tirer un million de posters qu'il revend 5 dollars pièce. Il s'agit sans doute de l'une des plus célèbres photos de l'histoire, elle représente le Che, vêtu d'un treillis militaire recouvert d'un blouson, un béret avec une étoile enfoncé sur la tête.
Le rôle de l'image, de l'iconographie dans les mouvements sociaux du vingtième siècle, c'est ce que nous allons voir aujourd'hui. Invitée : Anne Roekens, docteure en histoire, professeure à l'Université de Namur (Histoire contemporaine). « Quand l'image (dé)mobilise-Iconographie et mouvements sociaux au XXe siècle ».
La Première radio - Un jour dans l'histoire - interview de Anne Roekens
Un jour dans l'Histoire - La Première - 09/03/2016
Nous sommes le 5 mars 1960. A La Havane. Un million de personnes assistent au cimetière de Colón, à l'un des discours de Fidel Castro. Il s'agit d'honorer les victimes de l'attentat attribué à la CIA contre le cargo français La Coubre qui déchargeait, la veille, des armes achetées par Cuba à la Belgique. Présent ce jour-là, le photographe Alberto Korda. Il prend des photos de l'événement, dont une qu'il offrira à Giangiacomo Feltrinelli, éditeur italien en voyage à La Havane. Sept ans plus tard, le 9 octobre 1967, Ernesto « Che » Guevara est abattu par l'armée bolivienne. Feltrinelli ressort la photo prise par Korda, il en fait tirer un million de posters qu'il revend 5 dollars pièce. Il s'agit sans doute de l'une des plus célèbres photos de l'histoire, elle représente le Che, vêtu d'un treillis militaire recouvert d'un blouson, un béret avec une étoile enfoncé sur la tête.
Le rôle de l'image, de l'iconographie dans les mouvements sociaux du vingtième siècle, c'est ce que nous allons voir aujourd'hui. Invitée : Anne Roekens, docteure en histoire, professeure à l'Université de Namur (Histoire contemporaine). « Quand l'image (dé)mobilise-Iconographie et mouvements sociaux au XXe siècle ».