La médecine et la subjectivité – celle du malade, mais aussi celle du soignant - ne forment pas le couple parfait dont on pourrait rêver. On se dispute, on se chamaille, on tempête, on s'accuse. Parfois même, on refuse le dialogue. Alors évidemment, entre ces deux là, le fossé se creuse. La médecine flirte avec l’objectivité des sciences dures à l’allure sérieuse et rassurante, et par vengeance ou par dépit, la subjectivité se console en se tournant vers des thérapies parallèles. Mais alors que cette guerre froide fait rage, il faut tout de même continuer à soigner des patients impatients, réclamant à la fois une attention sans faille pour leurs souffrances, mais aussi le secours efficace d’une médecine de pointe. Au-delà de courtes analyses théoriques qui visent d’abord à préciser les termes en présence, médecine et subjectivité, nous avons fait le choix de privilégier l’examen de pratiques professionnelles et de recherches de terrain. À chaque auteur contribuant à cet ouvrage, nous avons posé la même question: « Pouvez-vous nous montrer en quoi votre pratique ou votre recherche vous autorise à défendre la thèse qu’une "bonne médecine" est amenée à réintégrer dans son approche la subjectivité, du patient comme du professionnel de santé? ». Le titre que nous avons choisi: « La médecine, autrement! Pour une éthique de la subjectivité médicale » tente de rendre compte de ce contexte relationnel entre la médecine et la subjectivité. Le clinicien sait bien que sa pratique est essentiellement singulière, chaque patient étant particulier, unique en son genre et qu’il s’agit là précisément de l’essence même de l’éthique médicale. Doit-on pour autant basculer dans une médecine à la carte où chaque patient pourrait revendiquer sa différence et son droit à un traitement particulier? Qu’adviendrait-il alors de la prétention scientifique de la médecine? Construire une éthique de la subjectivité médicale consistera précisément à affronter ces questions en analysant les différentes facettes qui les constituent, en en montrant la complexité et les valeurs en jeu, et en suggérant quelques pistes possibles.
Première partie - Quelles activités des élèves à partir de l'extrait ?
Chapitre 1 – L'œuvre par extraits : l'épreuve de la non-lecture - Maïté Eugène
Chapitre 2 – L’extrait et l’écriture scolaire : comment des élèves de fin d’école primaire approchent-ils un genre à partir de la lecture d’extraits littéraires ? - Kathy Similowski
Chapitre 3 – L’extrait comme outil de développement des stratégies de compréhension - Graziella Deleuze
Deuxième partie - Comment justifier l’extrait d’un point de vue didactique ?
Chapitre 1 – Quelles formes de présence de l’œuvre dans la présentation des extraits ? Le cas de manuels de français pour le cycle 3 (CM2) - Aldo Gennaï et Patricia Richard-Principalli
Chapitre 2 – Choisir un extrait littéraire en FLE : sélection et sacralisation - Estelle Riquois
Chapitre 3 – Extraction et recontextualisation : quels choix et quelles explicitations dans les séances de lecture analytique en France au secondaire ? - Cendrine Waszak
Troisième partie - L’extrait peut-il rendre compte de l’oeuvre ?
Chapitre 1 – L’œuvre d’Annie Ernaux au prisme de l’extraction : quelle patrimonialisation dans les manuels du secondaire ? - Pierre-Louis Fort
Chapitre 2 – La question de l’extrait et l’actualité des recherches sur Beckett - Evelyne Clavier
Chapitre 3 – L’oeuvre de Tolkien peut-elle entrer dans les corpus scolaires ? - Éric Hoppenot