L'identité en question

L'identité en question

Entre parcours de vulnérabilités et chemins d'autonomie
Presses universitaires de Namur | Philosophies, Religions & Sociétés n° 4


A l'heure où tant de discours prônent des sociétés dites « inclusives », dans nos vies quotidiennes, la vulnérabilité est encore trop souvent perçue comme le versant négatif de l’autonomie, un moment de l’existence qu’il faut impérativement dépasser pour pouvoir construire l’identité d’un sujet libre et autonome. Et si, à l’inverse, la construction d’une identité forte ne pouvait advenir que grâce à l’articulation entre vulnérabilité, comme condition normale de l’existence, et autonomie ?


Fruit d’un travail collectif, cet ouvrage souhaite prouver, à l’aide de la pensée de philosophes comme Paul Ricoeur, Emmanuel Levinas, Michel Henry, Martha Nussbaum ou encore Platon et Aristote, comment le déni de la vulnérabilité, bien que compréhensible, peut devenir « toxique » lorsqu’il n’est pas démasqué. Cela aussi bien pour l’individu que pour la société. Un livre qui croise de multiples regards, la philosophie, le droit, les sciences de la santé, la politique, pour éclairer la façon dont nos modes de vie et l’organisation de nos sociétés pourraient changer, y compris d’un point de vue pratique, si vulnérabilité et autonomie étaient considérées comme des moments indispensables et complémentaires du développement de l’identité du sujet.

Marie Garrau

Docteure en philosophie, Marie Garrau est maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut des sciences juridique et philosophique de la Sorbonne. Ses recherches portent sur les conceptions contemporaines de la vulnérabilité et de l’autonomie, sur les théories contemporaines de la justice, les théories du care, les théories de la reconnaissance. Elle a publié récemment un ouvrage important : Politiques de la vulnérabilité (CNRS Éditions, 2018). Parmi ses autres publications, il y a Care et attention (Paris, PUF, 2014). Care, justice et dépendance. Une introduction aux théories du care, en collaboration avec A. Le Goff (Paris, PUF, 2010). Elle a dirigé aussi trois ouvrages collectifs : La Liberté négative : usages et critiques, Paris, Hermann, 2018. Politiser le care ? Perspectives sociologiques et philosophiques (Le Bord de l’Eau, 2012) ; La Reconnaissance : perspectives critiques (Presses universitaires de Paris, 2008).








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